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Jean JOUVENET (Rouen 1644- Paris 1717) attribué à. Inachus nourrissant sa fille Io [...]

In Jewelery, Furniture, Works of Art

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Olivet
Jean JOUVENET (Rouen 1644- Paris 1717) attribué à. Inachus nourrissant sa fille Io transformée en génisse. Huile sur toile 86,5 x 100,5 cm Restaurations anciennes et petits manques Nous remercions François Marandet d'avoir authentifié ce tableau sur photographie, authentification pour laquelle Christine Gouzi émet encore des réserves Le sujet de ce tableau trouve son origine au début des Métamorphoses d'Ovide (I, 634-662). Jupiter avait séduit la nymphe Io, fille du dieu-fleuve Inachus et l'avait transformée en une belle génisse blanche afin de la soustraire à la jalousie de son épouse Junon. Pour la protéger, Jupiter avait placé Io sous la surveillance d'Argus " aux cent yeux ". Le moment décrit par Jouvenet est celui où la nymphe, éperdue, s'approche de la grotte familiale où le vieil Inachus pleure la disparition de sa fille. " Les Naïades ignorent et Inachus ignore aussi qui elle est ; mais elle, elle suit son père, elle suit ses soeurs, elle se laisse toucher et s'offre à leur admiration. Le vieil Inachus a cueilli des herbes, qu'il lui tend ; elle lèche les mains de son père, elle en baise les paumes et ne peut retenir ses larmes ". Relativement rare, ce texte a été illustré aussi par Bon Boullogne (Tours, musée des beaux-arts) ou Noël Hallé (1756, collection privée). François Verdier avait entrepris un cycle sur l'histoire d'Io pour décorer le Grand Trianon aux alentours de 1690 (conservé in situ). On peut se demander si Jouvenet qui n'avait pas été pressenti pour l'exécuter, n'aurait pas réalisé cette toile pour attirer l'attention de la surintendance des Bâtiments du roi. Pour Trianon, on sait qu'il a notamment peint deux tableaux, l'un représentant Zéphyr et Flore, vers 1688, ainsi qu'Apollon et Thétis, vers 1700. Or, c'est précisément avec le premier des deux que l'on relève le plus de points communs : le sujet s'inscrit dans le cadre obscur d'une grotte dans lequel apparaissent les divinités fortement différenciées par la pose et l'angle de représentation. Dans Zéphyr et Flore comme dans notre tableau, on note le dessin presque rectiligne des draperies et les effets d'empâtement qui coïncident avec les parties illuminées. Cette peinture mythologique est une importante redécouverte car Jouvenet est surtout connu de nos jours pour ses grands formats religieux conservés au Louvre, à Lyon ou dans des églises. Le rôle assuré par Jouvenet dans le domaine profane est pourtant attesté à son époque par sa participation au décor d'hôtels particuliers parisiens, à celui des grands appartements du Château de Versailles, comme à celui du Grand Trianon. Assigned to Jean JOUVENET (Rouen 1644- Paris 1717). Oil on canvas. Old restorations. Few lacks.
Jean JOUVENET (Rouen 1644- Paris 1717) attribué à. Inachus nourrissant sa fille Io transformée en génisse. Huile sur toile 86,5 x 100,5 cm Restaurations anciennes et petits manques Nous remercions François Marandet d'avoir authentifié ce tableau sur photographie, authentification pour laquelle Christine Gouzi émet encore des réserves Le sujet de ce tableau trouve son origine au début des Métamorphoses d'Ovide (I, 634-662). Jupiter avait séduit la nymphe Io, fille du dieu-fleuve Inachus et l'avait transformée en une belle génisse blanche afin de la soustraire à la jalousie de son épouse Junon. Pour la protéger, Jupiter avait placé Io sous la surveillance d'Argus " aux cent yeux ". Le moment décrit par Jouvenet est celui où la nymphe, éperdue, s'approche de la grotte familiale où le vieil Inachus pleure la disparition de sa fille. " Les Naïades ignorent et Inachus ignore aussi qui elle est ; mais elle, elle suit son père, elle suit ses soeurs, elle se laisse toucher et s'offre à leur admiration. Le vieil Inachus a cueilli des herbes, qu'il lui tend ; elle lèche les mains de son père, elle en baise les paumes et ne peut retenir ses larmes ". Relativement rare, ce texte a été illustré aussi par Bon Boullogne (Tours, musée des beaux-arts) ou Noël Hallé (1756, collection privée). François Verdier avait entrepris un cycle sur l'histoire d'Io pour décorer le Grand Trianon aux alentours de 1690 (conservé in situ). On peut se demander si Jouvenet qui n'avait pas été pressenti pour l'exécuter, n'aurait pas réalisé cette toile pour attirer l'attention de la surintendance des Bâtiments du roi. Pour Trianon, on sait qu'il a notamment peint deux tableaux, l'un représentant Zéphyr et Flore, vers 1688, ainsi qu'Apollon et Thétis, vers 1700. Or, c'est précisément avec le premier des deux que l'on relève le plus de points communs : le sujet s'inscrit dans le cadre obscur d'une grotte dans lequel apparaissent les divinités fortement différenciées par la pose et l'angle de représentation. Dans Zéphyr et Flore comme dans notre tableau, on note le dessin presque rectiligne des draperies et les effets d'empâtement qui coïncident avec les parties illuminées. Cette peinture mythologique est une importante redécouverte car Jouvenet est surtout connu de nos jours pour ses grands formats religieux conservés au Louvre, à Lyon ou dans des églises. Le rôle assuré par Jouvenet dans le domaine profane est pourtant attesté à son époque par sa participation au décor d'hôtels particuliers parisiens, à celui des grands appartements du Château de Versailles, comme à celui du Grand Trianon. Assigned to Jean JOUVENET (Rouen 1644- Paris 1717). Oil on canvas. Old restorations. Few lacks.

Jewelery, Furniture, Works of Art

Sale Date(s)
Venue Address
1379 Rue de la Reine Blanche
Olivet
45160
France

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